Au phare d’Albion, de Guy Ng Tat Chung

Guy Ng Tat Chung est un ancien professeur d’écoles, originaire de l’île Maurice. Passionné de lettres, Il compte à son actif 5 ouvrages retentissants. Son premier roman Intitulé :

« De l’île Maurice à l’exil » Paru en 2003 Aux éditions L’Harmattan, est purement autobiographique. C’est un ouvrage qui retrace Avec justesse et maîtrise Des sentiments liés à l’exil, L’absence, ou encore Le retour au pays natal. Ouvrage, qu’il complétera, En 2012 Avec l’apparition de nouveaux récits dans son livre « L’île Maurice, je reviendrai ».


Depuis, L’auteur ne cesse d’offrir à ses lecteurs des œuvres synoptiques et poignants, Comme dans cet autre ouvrage, Intitulé :

« Mon grand-père, ce héro » un ouvrage dans lequel, Il partage avec un grand nombre, le parcours émouvant et enrichissant de son grand-père. Ou encore dans cet autre livre Intitulé :

« Les divagations d’un Mauricien en exil » qui regroupe de petites histoires divertissantes Et très instructives pour tous.

Néanmoins, ici j’ai envie de m’attarder sur son livre, « Au phare d’Albion » que je trouve magiquement bien écrit.

C’est une œuvre romanesque, Auto-édité, qui met en exergue une histoire d’amour passionnelle quasi-impossible de deux jeunes dont, tout oppose.

Malgré que, l’histoire de ce livre soit inspirée de la réalité, Il n’en reste pas moins, qu’il s’agit bien d’un roman fictionnel.

C’est un roman dramatique, Agréable et facile à lire avec, D’époustouflants rebondissements qui gardent sans cesse, Le lecteur en haleine. Ce roman possède énormément de qualités lisibles, tant par sa qualité littéraire, que par son écriture : épurée et puissante à la fois. Traversent par Plusieurs thèmes et pourrait être lu à la manière d’un feuilleton, comme certaines séries télévisées populaires telles que Côte d’Ouest, les feux de l’amour, ou encore, Dallas...

Le début de cette l’histoire, C’est-à-dire, la relation entre Anne-Claire et Titou, fait beaucoup penser à la relation entre Catherine et Heathcliff dans l’œuvre d’Emily Brontë, Les hauts de hurlevent.

Alors, recontextualisons l’œuvre : Nous sommes à l’île Maurice Dans les années 50, En pleine colonisation Anglaise. L’histoire met en lumière Les soubresauts de la famille De Vilcours, Une famille richissime, Considérée comme étant les seigneurs de la canne à sucre. Dans ce livre, on les appelle les grands blancs Voici ce l’on peut lire à leurs sujets : « Qu’ils étaient méprisants, et racistes Vivant en autarcie dans la magnificence D’une galaxie lointaine », du moins, c’est ainsi qu’ils étaient perçus Par les autochtones.

Le centre nerveux de ce livre, c’est la famille Mais pas la moindre, Il s’agit de la famille De Vilcours qui fait partie De ces grands blancs dont, on vient d’évoquer.

Toute cette puissance dont, on fait référence, est incarnée en la personne de Jean-Maxime De Vilcours, qui représente, la figure paternelle Au sein de cette famille. C’est un personnage aux traits de caractère Bien prononcés.

Voici ce que l’on peut lire à son sujet : « Il avait un caractère volcanique... Et, ne supportait surtout pas d’être contredit. Si d’aventure quelqu’un osait avancer une opinion différente de la sienne, il finissait toujours par imposer sa raison, Rien qu’en criant plus fort que son interlocuteur. La raison de celui qui a le verbe le plus haut est forcément toujours la meilleure. »

Il a deux filles, Catherine l’ainée et Anne-Claire Deux sœurs, Radicalement différentes...

Le livre de Ng Tat Chung plonge le lecteur, Dans un tourbillon familial effroyable, Et ceci, c’est par le prisme d’Anne-Claire Enfant, jeune, et, adulte.

Enfant, Anne-Claire avait pris l’habitude De jouer avec un jeune orphelin au nom de Titou. Adolescente, ayant hérité du caractère volcanique de son père, Anne-Claire ne s’entend avec personne d’autre que Titou. Elle le veut, elle le désir et, elle le réclame.

Anne-Claire est amoureuse Mais, Elle a l’interdiction formelle de fréquenter ce jeune orphelin. Á la page 85 du livre, On peut lire ceci : « Aucune barrière n’arrête les élans d’un cœur amoureux, il vole par-dessus. » C’est exactement ce que fait Anne-Claire, elle vole par-dessus l’autorité paternelle qui, désormais, désapprouve farouchement ce rapprochement entre sa fille blanche et, ce jeune indien. L’ouvrage, fait allusion à l’être supérieur et l’être inférieur.

La décision est prise de mettre Rapidement un terme à cette histoire naissante en les séparant brutalement. Ce qu’ignore Monsieur de De Vilcours, C’est qu’à ce moment-là de l’histoire une flamme s’est déjà allumée.

L’auteur écrit ceci à la page 68 du roman : « Leurs cœurs exaltés continuaient À battre en continuité, se touchaient et se reliaient par la pensée, En dépit de la séparation physique. »

C’est une Anne-Claire amoureuse qui entre, en résistance, seule envers tous, elle va chercher à repousser les limites fixées par sa propre communauté.

On peut lire cette question à la page 90 Du livre : « Une intrépide blanche mauricienne, Riche et belle, était-elle capable de tout renier par amour ? » Néanmoins, On sent de la part de Titou une certaine réticence à se livrer entièrement à ce jeu amoureux, c’est un sujet passif qui subit.

Ce qui devait se produire arriva d’un seul jet. Il est écrit ceci : « L’orage avait grondé » … La réaction du père d’Anne-Claire, Monsieur de De Vilcours, fut tellement explosive Qu’il en devient malade...

L’anathème est jeté sur Titou, il est clair dans la tête de Monsieur de De Vilcours, qu’il est le seul et unique responsable de cet évènement tragique que traverse sa famille.

Ce qui peut paraître paradoxale, c’est qu’il accepte néanmoins, que sa fille accouche

De cet enfant considéré comme, je cite : « Un être du déshonneur, de la disgrâce, Un être du diable...)

Anne-Claire accouche secrètement chez les religieuses, Un accouchement sous X L’enfant est aussitôt confié à Titou. Alors, Sans vouloir trop spoiler le livre, on peut dire que : À partir de ce moment, Les problèmes ne feront que s’accumuler et s’aggraver Pour la famille De Vilcours. Car, Aussitôt revenu de sa cachette, Anne-Claire qui n’avait pas encore dit son dernier mot, Continue de voir Titou secrètement C’est ainsi que, L’impensable se reproduit...

Un affront irréparable aux yeux De Monsieur de Vilcours. On lit ceci à la page 97 :

« L’honneur des De Vilcours était souillé et seule la vengeance effacerait cet affront, dans la violence, dans le sang... »

Mais, cette grossesse-là, sera différente de la première Car, Catherine la grande sœur d’Anne-Claire pour sauver les apparences, va concocter une idée Qu’elle pense infaillible...

Ce roman est une saga Regroupée en 2 tomes qui invite Le lecteur à prendre part au festin de la famille de De Vilcours. Où les destins se croisent et, Se brisent en un rien de temps, C’est aussi le lieu, où des secrets enfouis des décennies durant, n’attendent que nous, Lecteurs, pour se livrer. Je dirai que l’âme de ce livre Tient dans cette phrase tirée du roman : « L’argent donne le pouvoir d’agir sur les hommes mais, pas contre les forces Invisibles du destin ». Ce roman est indéniablement un roman d’amour qui invite au voyage, une immersion dans les années 50 Sur une île aux multiples facettes. Mais, c’est aussi un roman contre le racisme. Je terminerai par ces quelques mots de ce livre qui mérite à mes yeux d’être dans la lumière. Il n’y a pas de race, ni de religion, ni de condition sociale qui tienne. Seule l’âme d’une personne fait la différence ».


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