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L'écrivain Alexis Allah I Valeur Relative

« Là où il y a un départ, le retour reste dans la logique des choses ... L’existence a son propre visage.
 Elle a également sa face cachée. Ainsi va la vie ».

L'écrivain Alexis Allah dans l'émission Valeur Relative.

L’émission Valeur Relative recevait, Alexis Allah, professeur de lettres en Auvergne il est aussi écrivain
 et compte à son actif 6 ouvrages, tous, publiés par les Éditions L’Harmattan.

Son premier roman, publié en 1999, s’intitule : « La nuit des cauris » un ouvrage, dans lequel un homme désormais occidentalisé s’arrête pour porter un regard sur son enfance africaine.

Son deuxième livre, « L’enfant-palmier », paru en 2002,
 c’est l’histoire d’une malédiction qui se déroule dans un village ivoirien, une offense faite aux ancêtres et, qui doit être réparée.

Le troisième roman, « L’œil du marigot » est paru en 2005. Primé à l’académie Internationale de Lutèce, aborde avec sincérité la question d’identité.

En 2009, il écrit son quatrième ouvrage « Caméléon l’artiste d’Ahoussoukro ». Un livre de contes Baoulé 
plein de sagesse, d’humour et de poésie.

Le cinquième ouvrage de l’auteur, « Fous de brousse » publié en 2016, aborde à la façon d’une fable, l’ingérence politique et économique des pays subsahariens.

Aujourd’hui, je reçois l’auteur
 pour nous parler de son sixième roman paru en 2019,
intitulé « Les larmes du Marigot ». C’est un roman autobiographique
 dans lequel, l’auteur tente de transcrire avec minutie son retour dans le village de son enfance, après 28 ans d’absence.

« Les larmes du Marigot » son sixième livre est préfacé 
par Jean-Pierre Wauquier son ami de tout le temps avec lequel il partage l’amour de la nature...

Dans ce roman, il est question de retour, retour aux sources dont, le maître-mot s’appelle : Retrouvailles.

C’est l’histoire d’Atoumani,
 qui décide de retourner dans son pays natal après 28 années d’exil.
 Pourtant, malgré un fort engouement autour de lui, Atoumani, le protagoniste de ce roman, semble seul,
 Il est rempli de doute, il appréhende les choses. Ici, Atoumani est en conflit avec lui-même.

« Où suis-je ? ... Mon esprit est ailleurs, là où personne ne l'attend. Là où il n'attend personne non plus. Dans ce lourd et pesant silence, enfermé à l'intérieur de ces murailles (...) J'entends le cœur, le mien, battre à un rythme accéléré...

Un lien quasiment abyssal lie Atoumani à Nannan, son grand-père... Atoumani est un être sensible, qui laisse facilement éclater ses émotions à travers les larmes. « Je suis un pleurnichard parce que je suis devenu conscient ».

Ou encore :

« Mes moments d'intimité sont faits de larmes »

Certes, il y a beaucoup de larmes dans ce livre, mais c’est aussi un livre plein d’humour.


Atoumani a un lien très spécial
avec la nature, comme s’il avait le souci de réconcilier l’homme et la nature... Il n’est pas toujours compris par ses semblables d’ailleurs…

Dans le livre, l’auteur 
porte un regard curieux sur le couplage entre tradition et religion ? « Au village, la tradition nous unissait... Aujourd'hui, la religion a brisé la cohésion sociale ».

L’ouvrage est presqu’une ode au temps qui passe, « J’ai pris la situation en main.

J'ai imposé au temps mon propre avis,

Ma propre volonté, ma philosophie personnelle. D'abord, je l'ai écouté ; ensuite je l'ai cerné. Le temps, moi je le domine, je l'ai même arrêté ».

Indéniablement, cet ouvrage est une source d’enseignement essentielle pour 
le vivre ensemble
 c’est de loin une œuvre édifiante à tout égard. Ce livre est une porte ouverte sur la culture baoulé, avec ses codes, ses préceptes qui, non seulement nous ressource, mais aussi, nous interrogent en tant d’êtres humains.

Par exemple, notre rapport à la famille :

Les enfants de nos frères et sœurs que nous devons traiter comme nos propres enfants…

Ou encore, lorsqu’une personne vient vous voir, et demande ensuite la route
 pour rentrer chez lui,
 Il est écrit ceci :
« Proposez-leur une partie du chemin et gardez le reste.
Si nous leur donnons toute la route, ils nous oublieront ».


C’est un livre inspirant que j’ai envie de vous conseiller de lire, car, il vous sort de l’ombre pour vous mener vers la lumière.

« Aimons-nous, entraidons-nous, respectons-nous. Nul ne doit faire la chasse à la culture
de l’autre ».


Dans cette interview, nous invoquons également des auteurs comme :

Birago Diop, et son poème sur les morts, Amadou Hampâté Bâ par l’initiation ou encore, le serpent de Camara Laye et même Jean-Marie Le Clézio sur la conscience et l’écriture…



 

On en parle du côté du Gers, consulter la source.

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